Chavaniac Lafayette : France, Auvergne, Haute-Loire
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Mairie de Chavaniac Lafayette

Place Georges Washington
43230 Chavaniac-Lafayette

Tél. 04 71 77 51 50

Fax. 04 71 77 59 46

email. commune-chavaniac-lafayette2@wanadoo.fr

Ouvertures

mardi-jeudi-vendredi : 9h00-12h00
mercredi : 14h00-17h00

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Historique

Chavaniac-Lafayette,

L’histoire d’une petite commune auvergnate devenue un lieu historique.

Située aux confins des Monts du Velay, dans la plaine du Chaliergue, Chavagnac qui a été successivement orthographié chavaniac (Xe siècle), Javaiac (XIIe siècle), Cavanhac (XVe siècle) puis Chavaniac est une localité d’origine gallo-romaine du canton de Paulhaguet. C’est un bourg auvergnat dominé par l’ancien volcan du Bracou (850 m) et le mont Lata (986 m).

Les hameaux voisins ont conservé les traces de la vie d’autrefois : la chapelle et le métier à ferrer de Boisseuges où serpente le Lidenne, la fontaine de Vernelle et celle d’Anglard, le four banal à Soulages et à l’entrée de Chavaniac le lavoir et le ruisseau.

Au centre, la place fut le théâtre d’activités multiples avec les marchés, les foires, les fêtes, les cérémonies, reflétant la vie agricole, artisanale, commerciale et sociale d’autrefois.

Mais ce qui frappe le visiteur c’est le château où flottent sur la tour carrée les drapeaux français et américain. Construite au début du XIVe siècle puis incendiée à la fin du XVIIe siècle, cette ancienne maison forte fut reconstruite en 1701, restaurée par l’architecte Vaudoyer en 1790 – 1791 puis une seconde fois au XXe siècle.

Au dessus de la porte d’entrée massive, on distingue une pierre blanche, provenant de la Bastille, dont la sculpture représente un bonnet phrygien.

Devant, un grand parc aménagé, arboré, agrémenté d’une roseraie et d’étangs, dévoile les monts de la Margeride, le Puy de Sancy et le Puy de Dôme.

Dans cette demeure familiale est né le 6 Septembre 1757 Marie-Joseph-Paul-Yves-Roche-Gilbert du Motier, marquis de la Lafayette, baptisé le lendemain dans l’ église St Roch de la paroisse.

Lafayette, orphelin de père, élevé par ses tantes et sa grand-mère, en l’absence de sa mère vivant à la cour, éduqué par un précepteur respectant sa personnalité éprise d’aventure, s’évadant dans le parc, passera à Chavaniac une enfance libre et protégée se mêlant aux jeux des petits paysans dans les chemins de terre. A neuf ans, il sera le « seigneur du village » qui veut chasser la bête du Gévaudan.

Pendant ses études à Paris, il regrette son Auvergne et sa liberté. Il entre à 13 ans dans la Compagnie des Mousquetaires du Roi, lui qui rêve de porter un uniforme.

Après son mariage à 16 ans avec Adrienne de Noailles qui en a 14, il continue à entretenir des relations familières et généreuses à l ‘égard des habitants de Chavaniac.

Dans les périodes difficiles, lorsque la famine menace la campagne, il fait distribuer du blé de ses greniers aux villageois.

Plus tard, il encouragera sa femme et ses filles à créer une école de tissage.

Evolution de Chavaniac :

Création de la commune :

Suite à la demande des habitants avec l’accord du Préfet, Chavagnac qui fut avant 1881 un bourg dépendant de St Georges d’Aurac, devient une commune distincte.

Chavagnac sera doté d’une mairie et s’appellera Chavaniac-Lafayette.

Installation du Conseil municipal :

« L’an mille huit cent quatre-vingt un, le seize du mois de Janvier, à trois heures du soir, les membres du conseil municipal se sont réunis dans la mairie ».

Election du maire :

Monsieur Edmond de Lafayette, sénateur, petit-fils du Général Lafayette ayant obtenu la totalité des suffrages, a été proclamé Maire à l’unanimité.

Monsieur Leyreloup, dont le nom est inscrit sur la fontaine a été proclamé adjoint.

Monument Lafayette

Le château restera aux Lafayette jusqu’à la mort en 1890 d’Edmond de Lafayette, le dernier héritier direct.

Les habitants se cotiseront pour faire ériger un monument en l’honneur de la famille. C’est la statue de la Liberté située sur la place.

L’essor du village :

Le château, marqué par la naissance et la gloire de Lafayette a eu une histoire qui se prolongera en préservant l’esprit humaniste du héros et bouleversera la vie du village.

Histoire du Préventorium :

A l’instigation de John Moffat, milliardaire écossais, naturalisé américain, mécène, et sous l’impulsion de Béatrice Chandler, épouse du gouverneur de l’état de New-York, une association est créée « La French héros Lafayette Mémorial » qui achète en 1917 le domaine de la famille Lafayette, alors en vente et entreprendra sa restauration. Ce lieu est dédié à Lafayette et accueille d’abord les petits Parisiens évacués en 1917 et 1918, les réfugiés d’Europe et les orphelins de guerre pour lesquels est créé un collège. Madame Le Verrier participera activement à cette œuvre humanitaire.

Dès 1918, la maison natale de Lafayette abritera les premières pupilles ; des garçons de 4 à 14 ans, auxquels est donnée une solide formation morale et scolaire : métiers de l’artisanat, de l’agriculture et une bourse aux plus méritants leur permettant de travailler dans les entreprises américaines.

A partir de 1920, l’établissement reçoit les enfants de santé fragile et se transforme en « préventorium » ; ce qui nécessitera des locaux spécifiques ; solarium pour les cures d’air et de soleil, lazaret pour isoler temporairement les enfants qui arrivent et éviter toute contagion avec les enfants déjà hébergés.

Des aménagements annexes compléteront l’accueil et le fonctionnement :

des installations sportives (tennis, piscine), des écoles destinées aux filles et aux garçons, une ferme de 70 ha permettant une gestion en autarcie.

L’objectif de l’encadrement est de privilégier les activités de plein air, sportives et manuelles, d’encourager les activités scolaires, offrir un cadre de vie naturelle, un milieu ouvert, favorable à l’épanouissement physique et intellectuel de l’enfant qui, par ailleurs, supporte souvent un traitement médical lourd.

Le préventorium est le premier bâtiment à être équipé en électricité dans le village qui en bénéficiera à son tour. De plus l’arrivée de l’eau courante en fera un bourg d’avant-garde pour l’époque.

Le personnel (plus de 100 employés) travaillant dans cette collectivité qui accueillera jusqu’à 320 enfants, est recruté dans la population de la commune. D’autre part, les parents qui rendent visite à leurs enfants (venant de toutes les régions de France) et reçus par le médecin directeur sont hébergés dans les hôtels de la localité ; ce qui crée une réelle animation économique.

Dans ce bourg essentiellement rural jusque là composé d’agriculteurs et d’artisans (cordonnier, sabotier, forgeron, coiffeur) existe une entreprise de fers à bœufs qui sera reconvertie plus tard en fabrique de groupes électrogènes. Plusieurs commerces vont apparaître : boulangeries, mercerie, épicerie, boucherie, charcuterie, primeurs, cafés, taxis, marchands de vins, de souvenirs, marchands ambulants le dimanche.

Parallèlement se développent les services publics : Ecole primaire, Poste, Mairie.

Plusieurs milliers d’enfants de toutes nationalités justifient la renommée internationale de cet établissement de soins qui fonctionnera jusqu’en 1974,

La pénicilline ayant remplacé les cures de soleil et autres soins dans le traitement des maladies infectieuses.

Les anciens locaux du « Prévent » abriteront un Centre d’action sanitaire qui reçoit une soixantaine d’enfants puis l’I T E P dont le site est actuellement fermé depuis Juillet 2009

Arlette BRUN